Porte coupe-feu
Quelques centimètres peuvent coûter plusieurs semaines.
Lors de la réhabilitation d'un ancien site industriel en établissement hôtelier de 140 chambres, une observation du Bureau de Contrôle concernait une porte coupe-feu. La ventouse électromagnétique installée au sol ne respectait pas les conditions de mise en œuvre prévues par le procès-verbal de certification du fabricant, validé par le CNPP.
L'implantation de la sortie de câble était décalée de quelques centimètres par rapport à celle prévue par le procès-verbal. Bien que cet écart paraisse minime, il ne permettait pas de respecter les prescriptions du fabricant. La non-conformité ne pouvait donc pas être levée en l'état.
La correction a nécessité la dépose de la ventouse, la démolition du carrelage et de la chape, la reprise du cheminement de la gaine avec un nouveau positionnement de la sortie de câble, puis la réfection de la chape, du carrelage et la repose complète de la ventouse. Lors de sa visite avant le passage de la Commission de sécurité, le Bureau de Contrôle a constaté la conformité des travaux et a levé son observation.
Quelques centimètres peuvent suffire à générer des reprises importantes lorsqu'une interface technique n'est pas anticipée. Vérifier très en amont la conformité des équipements avec leurs procès-verbaux de certification permet d'éviter des coûts, des retards et des interventions lourdes en fin d'opération.